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10 signes qui indiquent que ton idée va cartonner.

Mes meilleurs amis m’ont donné le surnom de « Q » vous savez, le savant fou qui crée les gadgets les plus improbables pour l’agent secret qui porte un numéro aussi célèbre que son nom. Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours inventé des trucs et ce n’est pas demain que je vais m’arrêter.

A 5 ans mes grands parents avaient déjà abandonné une pièce entière de leur appartement pour que je puisse y réaliser mes délires créatifs éclectiques au quatre coins de la pièce.

  • Architecture d’intérieur au moyen de draps suspendus et illustrés à la manière des décors de théâtre
  • Coin labo pour la confection de parfums et potions que je souhaitais un jour voir magiques
  • Atelier de réalisation d’objets futiles mais au combien amusants que la plupart de mes copains appelaient : jouets.
  • etc…

Bref, ma passion pour l’innovation est quasi génétique et ce n’est pas le nombre d’années passées à observer les problèmes des gens pour trouver des solutions qui m’ont détourné de ma passion, mon métier : l’innovation !

Vous l’aurez compris, je travaille constamment sur les idées et les méthodes pour les mettre route tant et si bien qu’une grande partie de mon réseau partage cette passion et que j’incarne la personne que vous connaissez à qui vous avez certainement le plus envie de demander son avis sur la géniale idée qui vous trotte dans la tête depuis des lustres et que vous formulez en général ainsi:

– Toi qui est dans l’innovation, tu penses quoi de ma super idée (X, Y, Z…) ?

A cette question, la bienséance voudrait que je réponde comme tout bon parent le ferait à son enfant qui lui présente un gribouillage non abouti :

– C’est magnifique ! trop génial… ca déchire tout ! » (cf: le livre « the mom test »pour en savoir plus sur le sujet)

…mais ce ne serait pas honnête que de répondre cela. Aussi ai-je décidé de faire beaucoup plus… j’ai décidé de partager avec vous un Top 10 des signes que je juge encourageants quand un inventeur me présente son idée brute:

1. Tu sais attendre le succès en années, pas en mois.

Personne ne passe de l’ombre à la lumière en une nuit (c’est même plutôt le contraire – pour ceux qui aiment les jeux de mots). Passer d’une idée à sa réalisation prend du temps et de l’énergie. Une idée est un bébé, aboutie c’est un produit ou un service qui doit encore se nourrir, trouver sa place et grandir…

Gary Vaynerchuk dit un jour que si tu n’as pas deux à trois ans à consacrer à ton idée, tu ne parviendras pas à obtenir la traction suffisante au succès.

Dans la cacophonie d’information journalière que l’on ingère, il est de plus en plus ardu de se faire entendre, y compris dans l’innovation. La persévérance et la résilience paient à la fin, si ton idée est bonne, le gens finiront bien par le reconnaitre et l’adopter.

2. Tu n’as pas peur de faire du FRIC.

Et oui mon poteau, c’est pas ce que tu attendais entendre de ma part, étant donné que je parle d’innovation responsable du soir au matin. Mais c’est la vérité, tu ne dois pas t’oublier ou te leurrer dans ton cheminement. Il n’y a pas de produit à succès sans carnets de commande pleins, sans mise de départ, sans investisseurs au longues dents, sans rivalités, sans lois de la jungle quoi.

Tu peux vire dans UtopiaLand si ca te chante, même si la philanthropie joue un rôle important pour toi saches que ton produit/service aura de la valeur que si il en possède (du Vandame dans le texte ça) !

La taille du problème que ton idée résout détermine le pognon que tu pourras te faire. Cela déterminera également le niveau d’impact que tu auras sur les gens. Ne sois pas timide ou honteux de te faire du fric. Quand tu en auras tu pourras en faire ce que tu voudras, y compris faire le bien autour de toi !

3. Tu as de l’empathie pour les utilisateurs de ton idée.

Personne ne peut se targuer d’avoir une idée censé résoudre un problème sans tenir compte de l’impact et de la relation qu’elle a avec ses utilisateurs. Meme avec des millions d’utilisateurs, il te faut voir chacun d’entre eux comme un individu bien précis. Il te faut une idée claire du portrait type de ton client typique. Imagines son avatar, ses peurs et espoirs, tâches de savoir tout ce qu’il peut attendre de toi et de ton invention.

En user experience on appelle ça un persona. Il peut à la manière d’une poupée Vaudou se trouver sur ton bureau tout au long de l’aventure de la création de ton idée, comme rappel à l’ordre de ta mission.

Ton idée est naze si tu ne sais pas précisément à qui elle s’adresse

Les gens ne vont pas acheter ton idée simplement parce que tu es une personne super cool et trop créative ! Il vont t’aider et te suivre si ils voient que tu fais quelque chose pour les aider à résoudre leur problème à ta manière et qu’ils pensent que tu vas y arriver !

Les inventeurs, créateurs, artistes, entrepreneur, appelles les comme tu veux sont des gens qui doivent accepter la responsabilité d’être qui ils sont. Au moment ou ils décident de se lancer ils doivent réaliser que certaines personnes vont les mettre sur un piédestal. Ce n’est pas facile à accepter mais c’est le prix à payer si tu veux réussir il faudra donner de ta personne.

4. Ton idée qui va totalement changer la donne

Il y a plusieurs types d’idées, les idées molles, les idées à léger potentiel de niche et les idées qui changent le monde. Toutes ont la capacité de vivre et d’exister mais celles qui ont le plus d’impact, qui changent la perception, qui apportent de nouveaux gestes sont sont celles que l’on appelle disruptives – ces idées sont les diamants bruts de l’innovation et comme pour l’extraction d’un tel joyau il faudra du travail, de la résilience et aussi… pas mal de chance.

Ne dit-on pas que la chance sourit aux audacieux ?

Rassures toi – aucune idée disruptive n’est arrivée à maturation le premier jour – ce qui est appelé le Pivot est souvent à la racine des plus gros succès. Un pivot c’est une modification de ta première idée vers une seconde puis une autre et une autre encore jusqu’à ce que la proposition rencontre la traction du marché. Il faut de la résilience, de l’écoute, de l’argent pour vivre durant le(s) pivots mais c’est une méthode qui porte ses fruits.

5. Tu vas chercher des NONs et pas des OUIs

La société en général n’est pas friande de conflits, elle voit cela comme une mauvaise chose. Vivre en harmonie dans le monde du politiquement correct n’aboutit pas sur la révolution. Il en va de même pour les idées à succès – pour exister il faut secouer, attirer l’attention et parfois même être provocant.

En innovation, le Non est un meilleur début que le Oui !

Les gens partenaires – clients – investisseurs qui peuvent dire NON sont moins nombreux que ceux qui peuvent dire OUI, en général. Les gens qui disent OUI à tout ne sont pas de bon conseil et ne font pas avancer le débat. Une idée c’est une proposition à débattre. Quand vous atteignez le NON c’est que vous avez finalement atteint un point qui va vous mener au succès.

6. Tu sais que le bon moment c’est quand c’est le moment !

On associe souvent l’innovation au progrès. Comment veux tu que ton idée aboutisse si elle ne progresse pas ? Ton idée doit progresser chaque jour vers son aboutissement. Il n’y a pas de succès sans croissance dans ce bas monde. Ainsi une idée brute s’affine chaque jour par l ‘artiste qui la façonne, elle se trouve de nouvelles facettes et brille par son ingéniosité de plus en plus au fil de sa réalisation.

Comme indiqué dans le point No1 : Il faut savoir attendre et compter les années, pas les mois. Tu noteras que ton idée ne progressera pas si tu ne le remet pas sur le métier chaque jour.

Elle pourra parfois, si elle n’est pas mure rejoindre ton tiroir à idées, celui dans lequel tu retournes chaque mois pour y ré-évaluer tes propositions prématurées. Dans la courbe de l’innovation, il faut savoir attendre le bon moment pour que ton idée rencontre son public. Trop tôt et tu passeras pour un illuminé, trop tard et tu seras noyé dans un flot de propositions similaires.

7. Tes meilleurs potes sont des influenceurs

Avoir des amis superstars du web ou people peuvent accélérer le succès de ton idée sans aucun doute. Un idée si elle n’est pas vue ne vaut quasiment rien du tout. Il te reste deux solutions : avoir des millions à dépenser en marketing ou faire participer tes potes à la promo de ton idée.

Personne ne réussit tout seul, dans un garage avec des pizzas et un chat.*

* sauf Steve Jobs, mais je crois pas qu’il eut un chat.

T’entourer de gens qui ont eux même su réaliser leurs idées – se battre et y arriver ou pas. Qui ont un accès au médias ou aux réseaux ne fera que booster ton projet. Il te faudra trouver les bons influencer en ligne avec ta proposition pour ne pas tomber comme un cheveux dans la soupe, mais ca tu as bien compris, hein ?

8. Les gens te découragent en permanence

Tes super proches que sont ta famille et tes amis ne veulent pas que tu finisses dans le caniveau, que tu perdes ta joie de vivre, tes économies ou les trois à la fois, et c’est bien légitime de leur part.

Quel entrepreneur n’a jamais entendu parler des 4 D de l’entrepreneur : Défaut de bien – Dépression – Divorce – Drogue … ou un truc du genre ? … c’est vrai que ca fait pas rêver…

Ton entourage veut te savoir au sec dans le cocon de la sécurité – mais ils ignorent que tu es déjà propulsé dans le délire génial de l’entreprenariat innovant et que cet Abyssal néant que constitue l’avenir de ton projet est capable d’aspirer toutes tes envies, forces, ressources pour le meilleur ou pour le pire.

Sinon il y a un autre groupe de gens qui veulent te décourager – et ceux là pour d’autres raisons bien moins emphatiques. Ce sont tes concurrents ou ceux qui n’osent pas faire ce que tu fais : les jaloux ! Attention – quand les jaloux se pointent c’set un TRES bon signe pour le devenir de ton idée (à leur grand damne)

Pour aller loin et bien, il est importent d’écouter les avis de chacun mais de ne retenir que ce que tu jugeras nécessaire et constructif. Personnellement je préfère m’entourer de mentors et gens que j’admire plutôt que d’éternels envieux, mais je te laisse libre de tes fréquentations d’inventeur.

9. Tu t’intéresse au problème pas au produit/service

Si tu veux cartonner – tu pourras t’inspirer des méthodes de design thinking et privilégier les trois P dans cet ordre

Problème > Personne > Produit

Quoi que tu fasses si tu restes concentré sur le problème à résoudre sans t’égarer tu finiras par cartonner !

J’ai vu tellement de gens arriver avec un produit sorti de nulle part qui ne trouve pas sa place dans les rayons…

Personne n’a le magic touch qui permet de savoir mieux que les autres ce qui va marcher et ce qui va se planter – même pas moi – mais je ne vais pas me priver de terminer cet article pour autant – je suis certain que tu n’as pas perdu ton temps à lire cet article et qu’il contribuera, même indirectement au succès de TON IDEE très bientôt !

10. Tu ne supportes pas l’eau tiède

Je sais pas pour toi mais savoir que je ne vais absolument rien laisser sur terre à la fin de ma vie ne me convient pas. N’avoir rien réalisé de tangible que les gens auraient eu du plaisir à utiliser n’est pas concevable. J’aimerai même concevoir un produit ou service qui soit utile, beau et qui aie une dimension humaniste… je sais je met la barre un peu haut .. mais on dit qu’il faut viser le soleil car si on les loupe on finit quand même dans les étoiles.

Et si tu trouvais le courage de passer à l’action et de réaliser ton idée ?

…certains se contentent de juste rêver de réaliser quelque chose mais n’ont pas le courage de dépasser leur imagination, ils préfèrent sans doute le confort de leur canapé, d’un iPad et d’une page Linkedin sur laquelle ils font glisser de bas en haut leur doigts immaculés de l’encre qui aurait pu les tacher à force de griffonner l’esquisse de leurs idées.

Pour ma part, à la manière d’un explorateur je vis de mes projets passionnément, mes idées constituent pour moi les plus beaux des voyages et m’ont permis de rencontrer une foule de gens exceptionnels, des lieux de création et des moments magiques…

Il ne tient qu’a toi de prendre ton ticket et de partir en voyage vers tes idées, bonnes ou mauvaises, ce qui compte ce n’est pas la destination mais le chemin pour y parvenir. Bon voyage à toi et bienvenue au Club !

Tags : idéesinnovationmotivation
Steve Raffner

The author Steve Raffner